FSU Bourgogne

CAEN du 20 janvier 2011

mercredi 26 janvier 2011 par webmestre

Le 20 janvier 2011 s’est tenu la session de repli du CAEN qui devait se tenir 2 jours avant. La FSU avait prévenu tous les membres du CAEN qu’elle ne viendrait pas à la première réunion, le Conseil Régional avait ensuite fait de même auprès de ses élus suite au problème récurent d’obtention du quorum .

Les déclarations liminaires ont toutes tournées autour du même thème : la destruction des emplois.
En réponse, Mme la Préfète, la volonté du gouvernement est de mettre l’éducation nationale au cœur de ses priorités mais sans nier les problèmes économiques et en affirmant que nous sommes dans une compétition. Elle a demandé que l’Education soit forte et que ce CAEN soit constructif.
Pour Mme le recteur, l’enseignement privé perd 44 postes, donc plus que son poids dans l’académie. A notre question concernant ses propos dans le Journal du Centre sur les 23 élèves par classe, elle précise qu’il s’agit d’une moyenne pondérée en classe de seconde.
Elle a souhaité que les corps d’inspection accompagnent l’autonomie des établissements et précise que les fusions ne sont pas prétexte à réduction d’effectif. Il n’y aura pas de réseau éclair en Bourgogne, même si ça pèse sur sa prime au mérite.

L’offre de formation professionnelle

La stratégie académique est de conforter l’enseignement professionnel sans fragiliser les flux de l’enseignement général. L’ajustement de l’offre est fait en fonction de l’évolution des métiers, des débouchés, des viviers d’élèves et pour rendre la carte des formations cohérente par bassin.
Pour la FSU on réduit la capacité d’accueil dans les carrières sanitaires et sociales, alors qu’il y a une énorme demande. Globalement le nombre d’élève est équivalent sur 3 ans mais on réduit la possibilité d’entrer dans cette filière. Le décalage qui existe pour l’orientation (en 3ème pour la voie technologique, en seconde pour la voie générale) est préjudiciable et aggravé par la disparition des passerelles. Cela va faire perdre un bon nombre de capacité d’accueil.

Arbitrage budgétaire 1er et 2nd degré

Le recteur a rappelé les chiffres : moins 125 postes (donc 15 postes d’intervenants langue vivante). Elle estime que l’écart entre la prévision 2010 et le constat est trop grand, il y aeu surestimation. La Nièvre restera mieux encadrée mais l’Yonne qui a des difficultés structurelles aura un coup de pouce.
La Fsu a redemandé (sans s’illusionner) ce que voulait dire sédentarisation des rased, des conseillers pédagogiques, pourquoi les postes d’intervenants langues vivantes n’étaient pas pourvu, pourquoi il n’y pas de référence à l’éducation prioritaire dans les documents préparatoires. Quelle est la politique en la matière du rectorat (moyens supplémentaire, RASED, effectifs, accompagnement des contrats de Réseau de Réussite Scolaire...) ?
L’Unsa s’est inquiété des retraits de moyens de l’Adaptation Scolaire et Scolarisation des élèves Handicapés par le rectorat et a déploré la disparition de l’aide administrative aux directeurs.
Pour le recteur, l’aide personnalisée est croissante dans le 1er degré et doit se substituer aux rased. Les inspecteurs d’académie ont eu des indications de bon sens pour prioriser les rrs. Les IA ont tout loisir d’utiliser les leviers d’emplois qui seront proposés en CTPD. Pour les contrats aidés, priorité aux handicapés.
La Préfète a parlé de stabilisation du nombre d’emplois aidés cette année.
Pour la Fcpe, la scolarisation des 2 et 3 ans est encore une variable d’ajustement.
Pour le recteur, la scolarisation des 3 ans est un droit et celle des 2 ans n’est pas la priorité.
La Fsu est revenu sur le nombre d’emplois de vie scolaire stable ,alors qu’il y a de plus en plus d’élèves handicapés dans les classes et remarqué alors qu’il y aura moins d’aide administrative et donc que le protocole sur la direction ne sera pas respecté. Sur les conditions d’accueil des 3 ans, si elles se détériorent (exemple d’une classe unique à 28 de la PS au CM2) , les parents les donneront à une nounou..
Le recteur a conclu sur le premier degré en affirmant ne pas avoir observé de manque patent des rased !

Sur le second degré, après les intervention du SGEN et de l’UNSA sur la diminution des heures postes et l’augmentation des Heures Supplémentaires Années, la FSU a rappelé que depuis 10 ans, l’académie avait perdu 1730 postes en collèges et lycées, le nombre de postes baissant de 15 % alors que le nombre d’élèves diminuait seulement de 9 %. Cette politique se traduit par certains indicateurs catastrophiques notamment dans l’Yonne où des enfants accèdent au bac sur une moyenne de 66% dans l’académie. La FSU a insisté sur le fait que la réforme du lycée va permettre de supprimer des postes en première grâce au tronc commun.
L’augmentation des bacheliers s’est faite grâce aux bacs techno. Pour finir elle a demandé que vont devenir les enseignants de STI (sciences et technologies industrielles) pour lesquels il n’est pas prévu de formation.
Pour le recteur la dotation de l’Yonne est supérieure aux autres départements, le rectorat y apporte une attention particulière. Elle nous a donné raison en ce qui concerne la réforme des premières et n’en fait pas mystère. Elle a soutenu la réforme des STI arguant des baisses d’effectifs importantes en raison de difficulté de positionnement entre technique et général. Selle a garanti que seront formés ceux qui sont le plus prêts des nouvelles qualifications, quelque soit l’âge. Parmi les autres, certains ont exprimé le souhait d’être dirigés vers d’autres disciplines.
Nous avons dénoncé le fait que ce sera au détriment de la formation continue.
Pour le recteur , le budget a surtout été entamé par la réforme de la masterisation.
Nous sommes intervenus pour dire qu’en augmentant le P/E de l’Yonne, le recteur démontre que le taux d’encadrement a une influence sur les résultats des élèves. Ce qu’elle a nié.

Mme la vice présidente du Conseil Régional a approuvé chaleureusement les déclarations liminaires et a trouvé déplacé la remarque de la PEEP sur les plaintes enseignants qui demandent toujours des moyens. Elle a ajouté que si on avait écouté les cheminots, les usagers ne feraient pas actuellement la grève des abonnements.
Elle a déploré que certains lycées professionnels deviennent très fragiles et a alerté sur les difficultés pour les jeunes de trouver des stages, en particulier les jeunes d’origine étrangère.
Concernant le contrat de plan régional de développement des formations professionnelle, tout en reconnaissant le travail mené, elle a dénoncé les calendriers de travail et le peu de lisibilité des programmes. Elle a assuré de la gratuité des manuels scolaires en première pour la rentrée 2011.
La priorité du budget de la région concernant les lycées sera l’investissement (40 millions par an). Objectifs : Relever le défi énergétique et environnemental avec un label lycées éco-responsables comprenant le respect environnemental mais aussi les démarches éco-citoyennes, les pratiques d’amélioration du pouvoir d’achat des familles comme l’aide aux voyages scolaires ...

La FSU a déploré qu’il n’y ait pas d’orientation dans l’enseignement agricole. La représentante de la DRAF précise que des efforts seront faits.

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