FSU Bourgogne

CTPA du 25 janvier 2010

lundi 1er février 2010 par webmestre

Difficile de faire croire à des délégués du personnel que les suppressions massives de postes, les réformes de la formation ou du lycée, les décrets sur les EPLE vont arrêter la dégradation de la qualité des services rendus aux élèves et les conditions de travail des personnels. C’est pourtant l’exercice que Mme le recteur et ses chefs de service ont tenté de mener hier lors du Comité Technique Paritaire Académique.
Techniquement, le ministre et les services académiques ne manquent pas d’imagination pour cacher les retraits de postes : transformation des heures poste en HSA il y a deux ans, suppressions des postes de RASED et d’une partie des « mises à disposition » des TZR l’an passé qui a entraîné la baisse de la qualité du service des remplacements ce que confirment les récentes déclarations de Luc Chatel ou de la FCPE. Sur ce sujet. le secrétaire général du rectorat parle de problème de ressenti contraire à la réalité et oubliant au passage les conditions de recrutement des remplaçants attendus.
Cette année l’augmentation du temps de service des enseignants stagiaires permet au rectorat d’annoncer l’augmentation des emplois. 91 emplois dans le second degré tout en omettant la suppression de 44 ETP suite l’intégration de 106 stagiaires dans le calcul des dotations. Et même sur ce dernier chiffre, il y a à redire : sur le terrain, il faudrait refaire le calcul avec 200 stagiaires et non 106 ! Il faudrait encore enlever 200 tiers d’ETP en intégrant les heures d’enseignement que vont assurer les étudiants en master 2 ou les vacataires qui remplaceront les stagiaires pendant leur période de formation. Dans le premier degré, l’annonce du +31 est aussi illusoire puisqu’il s’agit en fait du nombre de postes crées pour remplacer les stagiaires qui effectuaient un jour d’enseignement par semaine. Ce nombre est donc largement insuffisant pour combler tous les besoins et en premier lieu les décharges de direction d’écoles à 4 classes. Autre exemple de simulation, les emplois administratifs sont transférés du programme « soutien » vers le programme « vie de l’élève » dans lequel ne figure aucun administratif. L’an prochain, ce sera la mise en place d’un tronc commun en première et la suppression des bacs pro 2 ans qui seront les leviers permettant de continuer à supprimer des postes.
Dans les établissements, nous pouvons mesurer tous les jours les effets sur la qualité des services rendus. Ainsi l’augmentation du taux d’HSA dans les dotations des établissements a augmenté la pression qui s’exerce sur les personnels enseignants. Ce taux est tel dans nombreux établissements de l’Enseignement Professionnel que les 2.5 heures d’accompagnement personnalisé prévus par les grilles horaires, pourtant rétablies en HSA à la rentrée dernière, sont repassées en heures effectives et ne peuvent pas être dispensées à toutes les divisions. Aucun bilan sérieux de ce dispositif n’a pu être fait, et il est repris dans le cadre de la réforme du Lycée !!!
Et ce n’est pas près de s’arranger :
- on ne sait toujours pas comment sera organiser l’année de stage des enseignants à la prochaine rentrée. L’Inspecteur d’Académie deSaöne et Loire promet bien qu’ils ne seront pas envoyés en classe seuls le jour de la rentrée mais se rend bien compte des difficultés que la réforme engendre pour cette année spécifique pour tous les fonctionnaires. Comment former des enseignants en les utilisant comme moyen d’enseignement.
- l’augmentation probable du nombre d’élèves par classe pour les enseignements du tronc commun de première va dégrader une fois encore les conditions de travail des élèves et des personnels. Ah Réforme perverse que voilà puisque c’est nous-mêmes qui allons organiser les dégradations des conditions de travail par l’intermédiaire du conseil pédagogique et de l’autonomie des établissements, accrue par le nouveau décret sur les EPLE. Les dédoublements n’existant plus il va falloir faire avec les groupes restreints qui sont beaucoup moins contraignants pour les chefs d’établissement.
- Les retraits d’emplois de la filière administrative vont avoir pour conséquences des réorganisations de services pour les absorber, qui aboutiront à toujours moins de personnels pour toujours plus de tâches.

La FSU a une autre ambition pour l’Ecole et continuera de s’opposer à cette politique éducative.
Elle appelle les personnels à manifester à Paris le 30 janvier pour une autre Ecole.

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