FSU Bourgogne

Compte-rendu non exhaustif du CAEN et impressions d’ensemble

lundi 8 février 2010 par webmestre

Suite au report du CAEN convoqué
une première fois le 19 janvier 2010,
cette nouvelle convocation pour le 3
février n’a pas fait venir plus de
personnes : 25 présents sur 75. Il y
en avait 28 la fois précédente, et on
note toujours l’absence des élus !
A la tribune Mme le Recteur, M. le
Préfet (Président de séance), Mme
Kathabi (pour le conseil régional), et
derrière la première rangée, les éminences
grises du rectorat dont M.
Lussiana vers lequel Mme le Recteur
se retourne souvent (d’une façon qui
semble agacer le Préfet).
Il est décidé de fixer la date du
CAEN très à l’avance, les dossiers
de préparation devant être envoyés
également très à l’avance pour
améliorer la présence des uns et des
autres.
Déclarations liminaires de SEUNSA,
SGEN, FSU. Le préfet fait
remarquer sans vouloir offenser que
c’est long (30 minutes) et que c’est
la redite des positions des uns et
des autres déjà connues, qu’il vaudrait
mieux entrer dans l’ordre du
jour plus tôt.
Ensuite M. le Préfet explique qu’il
souhaite de cette instance (qui
n’est pas un groupe technique de
travail ni un conseil national) qu’elle
creuse les problèmes de fond et
apporte si possible une valeur ajoutée
propre à notre académie.

Premier point sur la rentrée 2009,
présentation peu claire de Mme le
Recteur. Les parents regrettent
l’absence des profs dans certains
coins de l’académie (haute côte d’or,
Nièv re) a vec l ’ absence de
remplaçants en allemand, en lettres
classiques. Pour Mme le Recteur, on
ne peut pas en trouver : " il n’y en a
pas, imaginez-vous qu’en première
année de lettres classiques, il n’y a
qu’un étudiant ! " mais " grâce à la
départementalisation, ça va mieux ! ".
Les parents demandent si l’avenir du
remplacement c’est de faire appel
aux retraités, Mme le Recteur répond
négativement. Le débat qui suit
sur les remplaçants n’apporte pas de
réponse concrète de Mme le Recteur.
Concernant la rentrée 2010, Mme
le Recteur présente la réforme des
lycées en 5 minutes : on se demande
bien ce que les non-initiés auront pu
en comprendre.
Les parents interviennent sur
l’Accompagnement Personnalisé (AP)
en faisant remarquer qu’on entend
des choses peu claires voire contradictoires.
Ils parlent de l’inquiétude
des parents et des enseignants à ce
sujet. Pourra-t-on faire de l’AP en
petits groupes ? On parle dans certains
lycées de le faire en classe
entière !
Réponse de Mme le Recteur, le
problème sur le sujet c’est que
personne n’a compris que les heures
étaient désormais globalisées et
qu’on pourrait avoir des groupes à 1,
2 ou 3 élèves et des groupes à 27,
28, 29 ! Que les DHG étaient en
hausse dans tous les lycées et qu’on
allait envoyer encore des consignes
aux chefs d’établissement pour que
tout se passe bien ! Mais pas d’inquiétude,
tout va bien, ça va bien
aller, pour l’AP, les IPR vont former
les enseignants ! Et dès septembre
tout cela sera très vite et parfaitement
opérationnel !
La FSU développe que l’AP se fait
au détriment du tronc commun. Si on
utilise les dédoublements pour les
matières, c’est des heures en moins
pour des dédoublements en Accompagnement
Personnalisé et vice
versa. L’AP doit se faire de manière
transversale, inter-disciplinaire mais
il n’y a pas d’heures de concertation
pour les profs. C’est ennuyeux pour
espérer faire un travail de qualité !
Surtout quand on sait que l’externalisation
du soutien hors de la classe
ne présente pas de réel intérêt de
remédiation pour l’élève. Concernant
l’aide à l’orientation, nous ne sommes
pas formés à cette tâche…
(accent mis sur le côté psychologue
des CO-PSY, nécessaire pour l’orientation
des plus fragiles. Malheureusement
on n’en remplace qu’un sur 6
départs). Si on veut améliorer le
système scolaire, il faut tirer l’ensemble
des élèves vers le haut, et en
amener le plus possible au lycée, et
après. Et cela passe par un tronc
commun renforcé, alors qu’avec
cette réforme, nous allons l’appauvrir
(moins d’heures en français,
moins d’heures en math, moins
d’heures en sciences physiques et en
SVT, en première L les math disparaissent,
en Terminale L l’Hist Géo
n’est plus obligatoire mais optionnelle).
Est-ce un bon plan pour l’avenir
de faire des économies sur l’éducation
 ? Au contraire de ce qu’il
faudrait faire, avec le plan pour la
jeunesse de Martin Hirsch, l’obligation
de suivi des élèves décrocheurs
ne revient plus à l’éducation nationale
mais aux missions locales (suppression
du délai de carence). Débloquer 30
millions d’euros pour pousser vers des
contrats de misère des jeunes décrocheurs
de 16 ans et ne pas investir
cette somme pour les éduquer (rôle de
l’école) est quelque chose de honteux
et ce n’est pas bon signe pour l’avenir
de l’école et de nos jeunes. Plutôt que
de mettre sur pied des passerelles de
réorientation sur quinze jours qui ne
serviront à rien, qu’à réorienter vers
le bas, mettons cet argent à créer de
véritables classes passerelles (sur
toute une année) pour ces jeunes qu’il
faudrait tirer vers le haut et non
l’inverse.
Le Préfet retient surtout de l’intervention
ce qui a été dit sur les
décrocheurs, qu’il est sensible à ce
sujet et que ça pourrait être la valeur
ajoutée de ce CAEN. Il envisage de
créer une commission qui s’occuperait
de penser éducation et décrochage
scolaire.
La FSU s’intéresse de près à ce
sujet et nous sommes d’accord pour
être associé à ce groupe de travail.
Pourquoi pas un CAEN spécial sur ce
thème ?
Après le départ du préfet, Mme le
Recteur se dépêche de boucler les
derniers points à l’ordre du jour. En
particulier M Lussiana répond à la FSU
que le problème du remboursement
des TZR ne se réglera pas là…

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