FSU Bourgogne

ETAT D’ALERTE A LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE DE L’YONNE

mercredi 14 décembre 2011 par webmestre

Avec le SNPES-PJJ FSU, la lutte pour défendre un service éducatif public de qualité au services des jeunes et des familles et pour la défense des conditions de travail des personnels bat son plein dans l’Yonne.

Lundi 12 décembre, les grévistes (plus de 50% des agents et près de 75% des personnels éducatifs) ont rencontré le Maire d’Auxerre qui a adressé un courrier de soutien.

Mardi ils étaient dans la rue pour un rassemblement devant le Palais de Justice où ils ont reçu le soutien des magistrats et des avocats ainsi que de personnels éducatifs du secteurs associatif habilité, touché lui aussi par les baisses de crédit pour prendre en charge les adolescents en difficulté ou délinquants.

Mercredi, la grève a été reconduite en AG.

Il semblerait que l’administration s’engage vers des négociations après être restée dans le silence pendant plus de 10 jours, provoquant la colère des personnels.

Dans ce mouvement, nous entendons dénoncer la situation de grande difficulté à laquelle l’Unité Éducative d’Hébergement Collectif (Foyer PJJ) est confrontée.
- Manque structurel de deux postes d’éducateurs.
- Nombreuses absences plus ou moins longues (arrêts maladies, congés de maternité, arrêt lié à des maladies professionnelles ( cas de tuberculose au foyer Protection Judiciaire de la Jeunesse), non remplacées.
Dans ces conditions, les difficultés de fonctionnement amènent les personnels à cumuler de nombreux services de jour comme de nuit. Ainsi, nous sommes face à un épuisement physique et moral des agents de l’ État qui immanquablement impacte sur la qualité de prise en charge des jeunes placés et génère une souffrance perceptible non seulement par les usagers mais également par les partenaires.
Le SNPES-PJJ FSU souhaite également rappeler les difficultés concernant les conditions de travail inacceptables au sein des Unités Éducatives de Milieu Ouvert d’Auxerre et de Sens :

- conditions matérielles d’accueil irrespectueuses vis-à vis des usagers à cause de la promiscuité des locaux ( 14 personnels pour 100 m2 au Milieu Ouvert d’Auxerre ) qui entraînent le non respect du droit à la confidentialité des entretiens socio-éducatifs ainsi que le manque de sécurité quant à l’accueil du public. (jeunes enfants, adolescents , famille et partenaires).
- multiplication de nouvelles missions imposées aux personnels éducatifs de l’Unité Éducative de Milieu Ouvert de Sens en dehors d’un réel dialogue social ( Intérim de Direction, Animation d’exposition....) et remise en cause annuelle de l’implication de la Protection Judiciaire de la Jeunesse dans les dispositifs de classes relais sur Sens et Migennes.
- nouvelles tâches imposées aux personnels administratifs sans formation ni revalorisation salariale impactant sur l’ensemble des missions des personnels.
Pour pallier au manque de personnels du foyer, l’équipe de Direction Territoriale a, dans un premier temps, sollicité l’équipe éducative de Milieu Ouvert, puis a fait appel à un « prestataire » pour assurer le service de nuit et enfin a suspendu l’activité du foyer (au mépris des alertes de l’équipe depuis la rentrée 2011) et en parachutant les jeunes placés à Auxerre sur l’ensemble du territoire français en l’espace de deux jours.
Concernant l’exiguïté des locaux et leur inadaptation à l’accueil du public, aucune solution réactive et concrète ne nous a été formulée à ce jour malgré des sollicitations régulières des personnels et des représentants du personnel SNPES Protection Judiciaire de la Jeunesse FSU depuis décembre 2009.
Les personnels, de bonne volonté et soucieux de l’image du service public, ont proposé, sans jamais être entendus, à leur Direction de procéder à un échange de locaux entre le Milieu Ouvert d’Auxerre et la Direction Territoriale (7 personnels pour plus de 300 m2).
Concernant les personnels de l’équipe de Sens, l’éloignement géographique des institutions judiciaires (Tribunal et Direction Territoriale) génère des contraintes qui doivent être prises en considération dans un dialogue social permanent et soutenu.

Au vu de ce tableau désastreux, l’ensemble des personnels du service public dont la mission première est la prise en charge des « mineurs délinquants » sollicite le soutien des personnels de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, des Magistrats, des différents élus locaux, des diverses collectivités locales, des divers partenaires de la PJJ, de tous ceux qui soutiennent le maintien d’un service public de qualité...afin que notre mission difficile puisse s’exercer dans des conditions respectueuses des usagers et des agents de l’État.

RSS fr | Contact | Plan du site | Espace privé | Spip + Alternatives