FSU Bourgogne

Enseignement des Langues Vivantes Étrangères

lundi 31 janvier 2011 par webmestre

Mardi 11 janvier 2011 s’est tenue au rectorat la réunion devenue annuelle (contre deux par an auparavant) de la Commission Académique sur l’Enseignement des Langues Vivantes Étrangères.

La séance a débuté par un rapide tour d’horizon concernant le primaire. L’objectif de généralisation de l’apprentissage d’une langue dès le CE1, avec sensibilisation au CP, semble en bonne voie de réalisation, ce qui satisfait pleinement l’administration... Mais si on y regarde de plus près, notamment en consultant les collègues professeur-e-s des écoles, la réalité est loin d’être idéale !
L’anglais est enseigné à 98 %, ce qui évite d’avoir recours à des intervenant-e-s extérieur-e-s ! C’est paradoxalement le résultat du développement des classes bilangues au collège, dans un souci de préserver l’allemand. Dans les faits, il est en train de disparaître complètement en primaire.
Selon le rectorat, on se heurte à un problème important de « ressources enseignantes » pour le recrutement des intervenant-e-s. En revanche, les « ressources » existantes ne sont pas exploitées : des professeur-e-s des écoles titulaires de licences ou de maîtrises en langues, et motivé-e-s, ne peuvent plus occuper les postes itinérants puisqu’ils ont été supprimés.
Mais la majorité des collègues du premier degré déplore une formation vraiment insuffisante (voire inexistante), tant sur les plans linguistiques que pédagogiques, ce qui ne leur permet pas de dispenser un enseignement de qualité pour les langues. L’administration nous a promis de continuer à fournir de gros efforts en termes de formation continue, mais dans le contexte actuel, on peut se demander s’ils seront à la hauteur du défi !

Dans le second degré la place des langues a été évoquée, avec une prédominance absolue de l’anglais : 98 % des élèves de l’académie l’étudient en 1ère langue, puis viennent l’espagnol (41% des élèves l’étudient), l’allemand (14%) et l’italien (6%). Les IPR d’allemand ont insisté sur la réelle volonté de promotion de cette langue dans le secondaire, notamment dans les filières professionnelles, et également via le sport. Ils ont réaffirmé que la demande de germanistes qui parlent aussi une autre langue étrangère est très forte dans les entreprises.

La politique affichée du rectorat de création de classes bilangues (anglais-allemand) avait pour but de maintenir l’enseignement de l’allemand sur toute l’académie. Si l’objectif a été atteint les premières années, le rectorat note actuellement une certaine désaffection de ces classes en raison notamment de l’impossibilité par la suite pour les élèves d’étudier une langue latine au collège. Certaines classes bilangues sont maintenant à la limite de la fermeture, de plus l’existence d’une classe bilangue dans un établissement a des incidences sur l’existence des LV2 et notamment de l’allemand LV2. Le seuil pour maintenir une classe bilangue est d’environ 10 élèves, et 10 à 12 élèves pour une LV2.

La carte des langues va donc être redéfinie dans l’académie avec un travail qui sera fait établissement par établissement en collaboration avec les Inspections d’Académie.

Le point a été fait sur la section internationale britannique de Charles de Gaulle à Dijon. Cette section a du succès : 100 candidatures pour 30 places. Dans ce même établissement existent l’habibac (allemand) et le bachibac (espagnol) qui est aussi ouvert au lycée Montchapet.
La demande des enseignants pour passer des certifications pour enseigner dans ces sections va croissant. 

Les déléguées FSU à la CAELVE,
Isabelle Cheviet et Cécile Ropiteaux

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