FSU Bourgogne

Interventions de la FSU au CAEN du 26 janvier 2009

mardi 27 janvier 2009

Projet de fusion des lycées Raoul Follereau et Jules Renard

Les Conseils d’Administration des deux établissements ont été consultés. Les collègues enseignants et ATOS et plus largement la communauté éducative se sont clairement exprimés contre ce projet.
Le Conseil d’Administration du lycée Raoul Follereau n’a pu se tenir faute de quorum, la majorité de ses membres ayant décidé de ne pas y assister et le Conseil d’Administration du Lycée Jules Renard a voté massivement contre : 20 voix contre, 5 pour et 2 abstentions.

Les principaux arguments qui sont développés dans le projet qui leur a été soumis sont :
- la fluidité des parcours :
Une étude montre que les élèves des 2 lycées ont, plus qu’ailleurs, tendance à rester au sein de chacune des 2 identités pédagogiques.
Mais ceci est plutôt normal. En effet, en dehors des filières littéraires et scientifiques, le choix de l’un des deux établissements s’effectue en fonction des enseignements de détermination. Or il est très rare qu’un élève qui a fait le choix de la filière STL ou STI et donc du Lycée Jules Renard décide de se réorienter en STG ou en ST2S à Raoul Follereau et inversement.
- la réforme des lycées :
"La réforme des lycées rend urgente une décision politique partagée…" peut-on lire dans la conclusion. Or la réforme est reportée. On pourra bien-sûr nous rétorquer qu’elle prendra effet à la rentrée 2010. C’est possible, mais si cela se produit c’est qu’une réelle concertation entre toutes les parties aura été menée et qu’un consensus aura été trouvé. Il est donc alors peu probable que la réforme s’effectue sur les mêmes bases. "On repart de zéro" a dit le Ministre.

Nous constatons comme nos collègues que le projet ne comporte aucune création de filière nouvelle et donc aucune amélioration de l’offre de formation. Les moyens économisés ne seront donc pas réinvestis au profit des élèves et il ne reste que des suppressions de postes. L’examen des DHG de chacun des deux établissements fait apparaître au total la suppression d’une centaine d’heures poste.

La délégation FSU votera donc contre le projet de fusion à la rentrée 2009.

Le 18 décembre dernier, le personnel de l’Enseignement Agricole Public de notre région a manifesté son inquiétude et son mécontentement.

En effet, à la date du 18 décembre, aucun agent contractuel d’enseignement nouvellement recruté n’avait été payé, aucun n’avait de contrat ; les anciens recrutés, s’ils avaient changé de quotité de travail étaient toujours payés à l’aune de l’ancienne et n’avaient pas de nouveau contrat. Les derniers agents non payés le seront enfin à la fin de ce mois de janvier…
Les moyens humains de l’Enseignement Agricole Public ont baissé, selon la commission du Sénat qui a la charge d’étudier notre budget, de plus de 6% en 2 ans.
L’abondement supplémentaire de 51 millions d’euros des crédits de l’Enseignement Agricole décidé au Sénat (et dont la répartition avait été définie ainsi : 11 millions pour le public qui représente 40 % de l’enseignement agricole et 40 millions pour le privé qui en représente 60%, on voit ici l’injustice de ce partage.) sont devenus seulement 38 millions dont nous ne savons toujours pas officiellement cinq semaines plus tard comment ils vont être répartis. En fait, tout porte à croire que l’Enseignement Agricole Public n’aura, au mieux, que quelques miettes et cela malgré les recommandations de la commission du Sénat.
La mise en œuvre de la contre-réforme de la voie professionnelle signe la fermeture à la rentrée 2010 de 14 classes dans l’Enseignement Agricole Public bourguignon sur 16 établissements de formation initiale scolaire actuellement. Ce sera nettement moins pour l’enseignement privé, même si nous devons attendre l’exercice des structures dans un an, afin d’avoir une vue très claire des transformations de son offre de formation.
La mise en œuvre de la mixité des publics : apprentis des CFA publics avec les lycéens, ou avec les adultes des CFPPA, adultes et lycéens,……., se répand peu à peu malgré le non-sens pédagogique qu’elle représente, pour des raisons budgétaires uniquement, même si on nous fait miroiter innovation, inventivité,……Cette mixité semble même servir de chantage, voire de menace non voilée, à des représentants de la Chambre professionnelle qui brandissent le spectre de la fermeture en cas de résistance.
Les fusions d’établissements en Bourgogne, on connaît ! Dans l’Enseignement Agricole Public, la Bourgogne est même une région pilote en la matière depuis plus de 15 ans : cela a été le dada de la plupart des directeurs régionaux ; nous avons connu fiançailles, dé-fiançailles, mariages avec toutes sortes de contrats….. Tout cela n’a pu que déstabiliser les établissements, leur personnel, comme leur entourage social, professionnel, ainsi que les familles.
Et aujourd’hui, on en est à fermer 2 établissements et, en particulier, le lycée de Semur-en-Auxois.
Contrairement à ce qu’affirme la Direction Générale de l’Enseignement et la Recherche du Ministère, les élèves de Semur vont en très grande partie disparaître pour l’Enseignement Agricole Public. En effet, la DGER fait mine de croire que déplacer les formations dans un autre bassin de recrutement à 60 km de là est neutre pour les familles et que les élèves vont s’y transporter automatiquement… Or, l’analyse des flux de populations pour leurs activités en Haute Côte d’Or prouve que si quelques élèves intéressés par le cheval iront à Chatillon, tous les autres feront un autre choix : certains iront, certes, dans les lycées agricoles de Quétigny et d’ Auxerre, mais les autres iront dans l’enseignement privé. Or, la Maison Familiale Rurale de Semur qui a connu une très mauvaise passe en terme de recrutement il y a quelques années, a pu, grâce à la volonté de sa fédération qui a pensé et mis en oeuvre un projet valorisant, a retrouvé des effectifs florissants aujourd’hui.
Nos élèves sont majoritairement issus de la petite classe moyenne, voire de classes sociales en difficulté. Pour ces familles, le transport a un coût qui peut être difficile à supporter et qui va forcément être plus élevé, la scolarité aura également, pour certaines d’entre elles obligées de se tourner vers l’enseignement privé, un coût plus élevé. Ce choix de la fermeture de cet établissement public pénalise les familles, le pays de l’Auxois, va à l’encontre des cinq missions de l’Enseignement Agricole qui a une responsabilité dans la vitalisation et la revitalisation des tissus locaux et de la ruralité.
Enfin l’Etat se désengage lui-même de sa responsabilité de mettre en œuvre la Constitution pour laquelle l’Enseignement Public est le premier de la République.
Monsieur le Préfet, Monsieur le Vice-Président, je vous demande de bien vouloir recevoir maintenant, ou à la fin de cette séance nos camarades et collègues présents dans le hall, ou Monsieur le Préfet – Monsieur le Vice-Président nous ayant reçu il y a peu. – de bien vouloir nous recevoir dans quelques jours.

Voeu "assistants d’éducation" à l’initiative de la FSU

Le Conseil Académique de l’EN demande que des contrats d’une durée de trois ans soient
systématiquement proposés aux Assistants d’Education, Assistants Pédagogiques et Auxiliaires de
Vie Scolaire recrutés dans l’académie de Dijon.
Adopté à l’unanimité du Conseil Académique de l’Education Nationale moins une voix (UNSA)

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