FSU Bourgogne

formation des emplois précaires

5 novembre 2009 : rencontre FSU / Rectorat

lundi 16 novembre 2009 par webmestre

Estimant que l’Education Nationale a manqué à ses devoirs
en n’offrant pas aux personnels en contrat aidé (Emplois de Vie Scolaire (EVS), médiateurs scolaires) et aux Assistants d’ÉDucation (AED) (dont les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVSI et AVSco), les assistants pédagogiques ) les formations auxquelles ils devraient avoir droit, qu’ils soient en contrat d’accompagnement à l’emploi (CAE), en contrat Avenir (CA) ou en Contrats CDD d’un an renouvelables (sur une durée maximum de 6 ans), la FSU Bourgogne avait demandé une audience à Madame la Rectrice.

Nous avons été reçus par
Messieurs Lussiana (Secrétaire Général), Salomé (DRH), Guérin (DAFPIC) et Terraz (DAAEFOP). Notre délégation était composée de Jimmy Derouault, Philippe Dormagen, Denis Gibot, Pascal Meunier. L’audience s’est déroulée dans un climat constructif.

La FSU est contre le principe des emplois précaires

Nous avons d’abord rappelé que tous ces emplois devraient être statutaires, en soulignant le problème des jours de carence lorsqu’ils sont malades, le problème des contrats qui s’arrêtent alors que les personnels sont opérationnels et qu’on pour être remplace par de nouveaux qui doivent aussi se former sur le tas.

Les représentants du Rectorat étaient plutôt satisfaits

suite à l’inspection conjointe en septembre de l’académie de Dijon par l’IGAS et l’IGEN : leur diagnostic était plutôt bon ! Il semblerait aussi que le travail fait en direction des EVS dans le département de Côte d’Or soit plus important que dans les autres départements. Ils nous ont donné quelques chiffres : il y a en Bourgogne, 80 AVS-CO et 240 AVS-I, et 1500 contrats aidés. Les formations ont concernés 564 EVS en 2008-2009 pour un coût de 62 810€ (ce qui fait à peine plus de 100€ par EVS !)

Nous avons répondu que ce n’est pas suffisant,

que l’insertion est un métier qui ne s’improvise pas, qui demande du temps et de l’attention pour que les fonctions de « requalification sociale », de « requalification professionnelle de base » et de médiation ou de « passerelle vers l’emploi » soient assurées. Ce n’est pas le tutorat mis en place dans la précipitation l’année dernière qui peut répondre à cela. L’Education Nationale a pourtant toutes les compétences pour accomplir ce travail. Elle a les personnels de formation continue, les structures de formations. Encore faut-il qu’elle les utilise à bon escient !

Nous avons réclamé des formations plus qualifiantes,

voire diplômantes pour ces personnels, tout comme pour les Assistants d’Education (et donc les AVS qui ont ce statut). Nous avons donné une liste de formations qui intéressent ces collègues : Aide médico psychologique, moniteur éducateur, éducateur spécialisé, secrétaire administratif, brevet professionnel de la jeunesse, éducation populaire et des sports, préparation de concours administratifs,...

La formation d’adaptation à l’emploi des personnels aident les enfants handicapés

Mais nous avons insisté sur le fait que cette formation de 60 heures est nécessaire mais insuffisante ; elle est trop générale, mal adaptée à des personnes éloignées de l’emploi ; il manque un suivi dans la mise pratique de la formation qui serait assurée par un professionnel du handicap, en particulier lorsqu’il y a utilisation de matériel "technique" (verticalisateurs, corsets spéciaux). Cela exige des manipulations pointues (notamment à la piscine) qui engagent la responsabilité (avec la peur de l’accident) sans qu’il y ait ni formation ni reconnaissance. Il faudrait également une formation complémentaire tous les ans, formation prévue par les textes.
Le remboursement des frais de déplacement
pour aller suivre ces formations a pris un an de retard, mais on nous a assuré que les problèmes liés à la base de données nationale et interministérielle CHORUS étaient réglés et qu’ils seraient payés.

Nous avons réclamé pour tous les personnels le droit au DIF (droit individuel à la formation) et au CIF (congé individuel de formation)

pour le rectorat, ces personnels à temps incomplet ne sont pas le meilleur public pour le DIF qui a bien du mal à se mettre en place sans moyen supplémentaire de l’Etat. Pour les titulaires, Dijon est une des rares académie à mobiliser le DIF (mais de manière marginale et à condition que le stage soit pendant les vacances).

Nous avons également dénoncé le fait que rien n’est mis en place pour aider les collègues à entrer dans la démarche de VAE.

Celle-ci nécessite 3 ans d’emploi. La dernière mise à jour du site du rectorat sur le sujet est le 20 octobre 2008 alors que depuis le mois de juin 2009, le rectorat s’est engagé à financer le suivi VAE à hauteur de 650 euros. Et nous avons proposé qu’il y ait une démarche pour étudier quels projets ont des chances d’aboutir en fonction des parcours spécifiques dans l’Education nationale (Ex. un AVS ayant exercé cette fonction depuis 6 ans peut-il prétendre à « valider » l’AMP ? ).

La formation des AED exerçant des missions de surveillance

Elle a été balayée d’un revers de la main par M. Lussiana du fait que ceux-ci sont des étudiants. Mais il a admis qu’il y a une différence entre ceux qui ont le profil des anciens MI/SE et les AVS.
Sans prendre d’engagement ferme, M. Lussiana nous a promis d’étudier les demandes suivantes :
Prendre en compte le besoin de formation des AED qui arrivent à la fin des 6 années possibles de contrat sans qualification supplémentaire.
formation complémentaire des AVS les années suivant la première année.
meilleure diffusion de l’information sur les formations auprès des personnels concernés, de leurs référents administratifs et sur les sites Internet des Inspections académiques et du rectorat.
faire réaliser une étude des métiers des AVS/EVS pour voir quels sont les diplômes les plus proches qui pourraient ainsi être proposés à une VAE.
Désignation de personnes référentes pour les AVS et EVS

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